- Je frémis, un frisson me parcours de la tête aux pieds. Je sens ma peau former ce qu'on appelle la chair de poule, puis la sensation de froid qui envahit mon dos. Puis rien, le vide. C'est le sentiment que j'ai ressentis en ouvrant ma fenetre, lorsqu'un courant d'air frais m'a effleuré. J'ai ensuite levé les yeux, vers ce paysage si familier depuis ce temps, et pour la première fois, je l'ai regarder avec une platitude extrême, avec aucun sentiments. Je suis sortis de chez moi, marcher, le long de cet étang, puis de cette rivière. A contempler tout ce qui m'entouré avec le même regard, troublé, ignorant peut être, vide. Ce manque de sentiment aurai pu être pris comme insolance de ma part envers ce qui m'était donné, -tellement il était profond- , on y voyait presque que du m'en foutisme. Je continuais a fouler le sol, ce paysage qui me semblais inconnu, alors que j'en connais chaque détails. Ces bancs, de plus en plus dégradés, abimés, rongés par le temps qui passe. Puis le courant de la rivière qui ne cesse d'avancer. Une feuille tombe. Une seconde. Un répit. Je m'arrete. Je lève les yeux vers le ciel, avec toute l'innocence possible qu'il pouvait rester en moi. La pluie commence à tomber, une goute vient se percher sur mon front. Je la sens poursuivre son chemin le long de mon nez, avant de s'effondrer a mes pieds. Pendant ce cours instant, je ne peux m'empécher de me poser une question, futile peut être. Elle me saisit depuis que je suis partie, et tout cet horizon, chaque partie de la nature, me le renvoie avec force. Le dégout. Rancoeur. Le regard neutre, et pourtant si dur. J'arrive a la gare, sa silhouette se dessine dans l'angle de la rue, il marche. Je retrouve cette vue que je connais tant, ses cheveux au vent, ses yeux rieurs, un léger sourir en coin de lèvre. Et cette démarche, acceuillante. Il est là devant moi, je ressens tout son amour et à peine, suis-je serrée dans ses bras, contre son coeur, que mes larmes se mettent a couler. A flot, sans arrêts. Je sens ma larme rouler a grande vitesse le long de ma joue, et qui vient s'écraser sur son épaule. Je me sers a lui, l'aggrippe, comme pour me retenir, comme si ses bras, étaient les seul a pouvoir me protéger, me guérir. Je m'acharnée a ce qu'il me tienne, comme pour reprendre mon souffle, comme si j'avais fais de l'aptné entre le moment où je suis partie et le moment ou je me suis éguarée contre ses lèvres. C'étais comme revivre, il me rendait mon air, accéléré mon coeur. Me rend heureuse pendant ce cour instant. Une fois, le souffle repris, que je fu calmer et apte à marcher, nous repartons, sur le chemin que j'avais déjà foulé en venant. Nous passons le pont, je contemple l'eau de la rivière, qui se perd et claque sur les rochers. Je lui sers fort la main. Mon regard était toujours aussi monotone et désintéressé. Lorsque comme pour contredir mon silence, et celui de la nature, une question me traversa, idiote surement. Et en regardant la rivière, je me demandée si ma vie n'était pas au fond de celle ci ou juste a coté de moi. -